Tubing et (més)aventures à Vang Vieng

Récit de notre voyage en Asie du Sud-Est | Tour du monde

Après avoir pris nos quartiers dans la belle ville de Luang Prabang au Laos durant une semaine, nous continuons notre descente en direction de Vang Vieng.

Une ambiance occidentale

Dès notre arrivée, nous découvrons une toute autre ambiance de celle de Luang Prabang, faite de nombreuses auberges de jeunesse, de resto’s aux menus bien de chez nous: burgers, pizza, pâtes. Et bien sûr, des bars qui, une fois passés les free drinks de 20h à 21h, et les happy hours l’heure suivante, se transforment en clubs. On ose vous dire qu’on a testé?

Ça te dit de tuber?

Le lendemain, pour continuer dans l’ambiance festive de la veille, on décide de faire du tubing sur la Nam Song. Du tubing? Mais oui, vous savez, ces grosses chambres à air de camion sur lesquelles vous vous installez confortablement pour vous laisser dériver sur la rivière. Et niveau météo, ça ne pouvait pas mieux tomber, la pluie ne nous a pas suivi. La soif pointant le bout de son nez, on s’est arrêté pour en boire une bien fraîche. Pour rejoindre la rive, c’était un peu plus compliqué, mais les tenanciers ont pensé à tout! Ils te jettent une corde lestée par une bouteille d’eau remplie à moitié et, une fois attrapée, te hissent jusqu’au bord.

Tubing à Vang Vieng

On s’essaie au tubing sur la Nam Song.

Qu’on se le dise, jusqu’ici, on est loin de l’esprit nature et découverte, mais de temps en temps, ça fait du bien aussi de “déconner”. Précisons toutefois que l’activité n’est plus ce qu’elle était, et que les nombreux bars bordant la rive ont quasiment tous fermé dû aux débordements. Pour la petite histoire, les gens s’arrêtaient à chacun des bars en finissant complètement ivres, et certains ont même connu une issue tragique.

A la découverte des environs

Et quoi, vous pensiez qu’on allait uniquement faire du tubing? Non, non, non. On a loué un scooter (classique) pour aller explorer les environs sans but précis. Pour contraster avec l’activité de la veille, là, faut s’accrocher car les routes, enfin les bandes de terre, sont cabossées et boueuses vu les pluies tombées précédemment. Rodéo time, c’est parti! Heureusement, Super Thibault est un as du guidon et a toujours su manipuler les bécanes! Sauf que ce jour-là, on a quand même glissé. Paf! Ta basket toute neuve dans la boue. Mais tout va bien, aucun bobo, la bonne humeur est toujours là, on peut repartir.

Les alentours de Vang Vieng

Une fois la ville quittée, on retrouve la quiétude de la campagne

T’aimes ça, la flatte!

Niveau paysage, on ne peut pas faire plus authentique. On est en pleine campagne, avec des maisons sur pilotis, des poules qui picorent à droite, des buffles qui ruminent à gauche, des chiens qui paressent au soleil au milieu de la route. Et puis, à nouveau, le chemin se complique et devient entièrement boueux. Pour éviter l’expérience précédente, Bibi descend du scooter pour en alléger le poids et permettre à Thibault de mieux manoeuvrer. Succès!, il file droit devant sans vaciller. Quant à moi, j’aurais dû mieux examiner le terrain. La petite bande d’herbe sur le côté que j’avais repérée s’enfonce sous chacun de mes pas. Si seulement ça avait été de la boue… mais non, fallait que je me retrouve les deux pieds dans de la flatte. Huuum, moi qui me disais justement que je me trouverais bien un petit parfum, il est tout trouvé!

Un art de vivre déconcertant

Je remonte derrière Thib, qui se bidonne, et nous continuons notre route. Il y a quelques lagons sur le chemin, auxquels on s’arrêterait bien pour faire un plongeon mais ils ne sont pas dingues et le prix de l’entrée nous rebute un peu. On décide donc de s’enfoncer un peu plus dans les villages. C’est fou comme les gens vivent au ralenti ici, et donnent parfois l’impression de s’ennuyer. Ils sont là, assis dehors à regarder le temps passer. Nous devons sans doute être l’attraction de leur journée! Je m’étonnerai aussi de voir le contraste de leur maison rudimentaire accueillant une télévision au beau milieu de leur pièce de vie.

Il est crevé…et nous aussi!

Au loin, une nouvelle flaque apparaît, mais cette fois, je ne descendrai pas du scooter. Nous filons à bonne allure à travers l’eau jusqu’à ce qu’on entende un sifflement strident. Après la chute et la flatte, voici la crevaison! Il ne manquait plus que ça. Me voilà partie dans un fou rire que je réfrène tant bien que mal au vu de la mine fermée de Thib. Nous sommes au beau milieu de nulle part, et le centre se trouve à des kilomètres. Pas le choix, nous devons rebrousser chemin et pousser le scooter. Imaginez l’ambiance qui règne sous ce soleil poussiéreux sans voir âme qui vive.

Et soudain, nous apercevons de la vie! Un petit monsieur maigrelet vient à notre rencontre et, après lui avoir expliqué le problème, nous amène une pompe. Geste bien gentil, mais vain. Le pneu est bel et bien crevé. D’un mouvement de bras, il nous invite à continuer et nous sous-entendons qu’il y aurait quelqu’un pour nous aider un peu plus loin. Effectivement, nous tombons sur un garagiste de campagne qui dispose du matériel nécessaire pour réparer notre pneu. Bon, le garagiste s’est bien rincé sur notre dos vu qu’on on a quand même déboursé 26 dollars, ce qui est cher pour le Laos. C’est sur cette note un rien négative que s’achève notre journée découverte.

Le garagiste

Voici notre garagiste de fortune!

Je n’en peux plus, j’ai envie de rentrer, me foutre mes savates, et terminé mon soir! Claudi Focan, Dikkenek.

2 Commentaires

  1. Commentaire par Marianne Gilleman

    Marianne Gilleman Répodnre 19 septembre 2017 at 13 h 03 min

    Trop top ce récit!!! Je suis hilare..je vous imagine comme si j’étais de la partie!!!

  2. Commentaire par Jonathan

    Jonathan Répodnre 23 septembre 2017 at 11 h 33 min

    Cool de vous suivre (de loin) dans vos aventures…:-) J’ai le sourire aux lèvres en vous lisant!

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