De Kalaw au lac Inle: deux jours de trek au Myanmar

Récit de notre voyage en Asie du Sud-Est|Tour du monde

Si le Myanmar est connu pour ses temples à Bagan, il l’est aussi pour son célèbre lac Inle. Comme nous n’avons plus marché depuis Sapa, au Vietnam, nous décidons de rejoindre le fameux lac à pied. C’est donc au départ de Kalaw que nous partons pour un trek de deux jours à travers les paysages birmans.

Rejoindre Kalaw depuis Bagan

Il est 10.00 lorsque le bus en direction de Kalaw vient nous prendre à l’hôtel. Nous aurions pu quitter Bagan avec un bus de nuit, mais depuis nos expériences en Thaïlande où les conducteurs de bus et de taxi s’endorment au volant, nous n’étions franchement pas chauds. Après environ 6 heures de trajet, nous arrivons au centre de Kalaw, non mécontents de poser le pied à terre. Le voyage a été plutôt mouvementé malgré les routes bitumées. Accrochez donc vos ceintures car ça va secouer!

Pour rejoindre Kalaw depuis Bagan, nous avons directement réservé un minibus depuis notre hôtel. Le trajet dure 6 heures et coûte 15.000 Kiat/personne, soit environ 9,5€.

Réserver son trek et passer une nuit à Kalaw

Kalaw

Le centre de Kalaw au Myanmar, avec ses vendeurs de fruits et légumes, ses restaurants, etc.

A Kalaw, la fraîcheur des températures contraste directement avec celle de Bagan, ce qui nous ravit. Honnêtement, on ne se voyait pas faire un trek sous un soleil de plomb. Une fois les affaires déposées à la guesthouse, nous partons dans le centre réserver le trek jusqu’au lac Inle. Il est possible de faire le trek en deux ou trois jours, mais nous préférons la première formule. Après tout, 40 kilomètres pour recommencer, c’est pas si mal!

Où réserver le trek Kalaw-Inle?
Quelle que soit la durée choisie, le tour proposé par les agences est sensiblement le même et la seule différence réside dans le prix. Avec l’agence Jungle King, nous avons payé 32.000 Kyats/personne, soit environ 20€. Cela comprend le taxi entre votre guesthouse au point de rendez-vous à l’agence le jour du départ, la nourriture (hors eau), le logement, le transfert de vos sacs à l’endroit de résidence au lac Inle et la navette entre l’embarcadère et votre hôtel à l’arrivée.
Où dormir à Kalaw?
Nous avons séjourné au Thitaw Two B&B pour la somme de 12.200 Kyats/personne, soit 7,55€. La guesthouse se trouve dans un petit coin tranquille, reculé du centre. L’hôte néerlandophone est hyper accueillant, et rien que pour le petit-déj de compét’, on vous recommande d’y aller. Rien de tel pour commencer le trek en forme!

Un joli trek accessible à tous

Arrivés à l’agence, nous nous déchargeons de nos gros backpacks, en priant pour qu’ils arrivent à bon port. Un tuktuk nous emmène ensuite au point de départ du trek. Nous en profitons pour faire la connaissance de notre guide, Eddy, âgé de 65 ans et des 6 autres membres du groupe, qui voyagent tous pour une durée plus ou moins longue. De manière générale, le trek est très facile à faire car il suffit de suivre les chemins bien balisés, sans réel dénivelé, à travers la campagne. Le seul défi, peut-être, est de garder ses chaussures propres dans les passages parfois impraticables à cause de la boue. Autant vous dire qu’on a tous échoué ;)!

Si le trek en soi est accessible, il n’en a pas moins de charme! Au fil des kilomètres parcourus, nous avons pu voir des paysans à l’oeuvre, des enfants chantant dans une école, des buffles nous bloquant parfois la route, et surtout une nature omniprésente avec l’absence totale de véhicules. C’est ce qu’on appelle prendre l’air 🙂

Trek Kalaw Inle

Le passage à travers la campagne se fait aisément.

Trek Kalaw Inle

Nous nous arrêtons dans un petit village pour y dîner, et découvrons la cuisine locale assis par terre autour d’une table basse. Après le repas, quelques enfants nous rejoignent à l’extérieur de la maison, sans doute intrigués de voir des étrangers.

Trek Kalaw Inle

Au beau milieu de la campagne, nous tombons sur une « taverne », l’occasion de se reposer, et pour certains, de pousser la chansonnette. L’hôte, bien sympathique, a sorti sa guitare et a commencé à chanter “Nosa (ai se eu te pego)”. Notre guide a ensuite pris le relais.

Une nuit au monastère

Trek Kalaw Inle

Le monastère

Au bout de cette journée de marche, nous arrivons au monastère pour y passer la nuit. Aucun des membres du groupe n’a encore vécu une telle expérience, et nous sommes vraiment curieux de savoir comment cela se passe. Nous commençons par découvrir le dortoir où nous dormirons tous ensemble. Situé à l’étage de la bâtisse, il accueille différents matelas collés les uns aux autres et posés à même le sol. Il n’y a pas de moustiquaire, mais comme l’électricité n’est disponible que durant 1h30, nous ne devrions pas attirer trop de moustiques. Bon, ce ne sont pas tellement les moustiques qui me chiffonnent, mais plutôt les insectes. Ah tiens, justement, une araignée sur mon matelas!

Le soir, nous mangeons dans le dortoir tous assis autour d’une table basse. Les jeunes moines se relayent pour nous apporter la nourriture préparée par le cuisto. Et comme c’est souvent le cas au Myanmar, les quantités sont assez énormes. Il y a de tout pour contenter tout le monde, et c’est d’ailleurs très bon.

Trek Kalaw Inle

A côté du monastère, se trouvait le dortoir dans lequel nous avons dormi et mangé assis autour d’une table basse.

Niveau sanitaire, on a eu notre lot de surprises! Évidemment, les toilettes aussi abritaient nos gentilles copines surtout que sans lampe, on n’y voyait rien. Mais ce n’est rien à côté des douches. Là c’est un retour en force dans le passé! Alors la petite douche chaude que tu imaginais, tu peux l’oublier! Oui ma grande, c’est dehors, au seau et à l’eau froide que tu vas te laver, et tes cheveux ce sera pour demain! Heureusement, les murs te préservent des regards indiscrets, sauf ceux des petits moines curieux qui t’observent depuis les fenêtres de l’étage du monastère. En tout cas, on n’a jamais autant ri durant une douche que ce jour là!

Kalaw

Les douches extérieures, avec l’arrière du monastère (sur la droite) d’où les jeunes moines nous regardaient depuis les fenêtres.

Passer une nuit au monastère reste une expérience en soi. La seule chose que nous regrettons est de ne pas avoir su partager de moment avec les moines. Il aurait été intéressant de voir comment se déroule leur quotidien et de pouvoir leur poser des questions.

Lac Inle, nous voilà!

Au réveil, la fatigue nous narguait tous un petit peu. Certains avaient les muscles endoloris de la veille, d’autres n’avaient pas fermé l’œil de la nuit. Mais c’est avec entrain que nous reprenons la marche qui devient d’ailleurs plus sportive. Le chemin est semé d’embûches et de pierres qui rendent le terrain glissant.

A la fin du trek, notre guide semblait avoir un peu de mal car il s’arrêtait davantage que la veille. Peut-être était-il un peu grisé par les effets du bétel. Il faut savoir, qu’en Birmanie, chiquer du bétel est une pratique très courante et confère d’ailleurs à ses adeptes un sourire rouge. Le bétel est un stimulant, addictif, qui finit par abîmer l’émail et tuméfier les gencives. Du coup, nous n’avons pas été tentés par la chose.

Arrivés au lac Inle, nous dînons dans un charmant petit établissement, avant de prendre un bateau pour rejoindre la ville de Nyaung Shwe, notre destination finale. On a beaucoup apprécié cette petite balade sur l’eau car on a pu avoir un aperçu du quotidien dans les villages lacustres.

Trek Kalaw Inle

Après une longue marche de Kalaw au lac Inle, nous embarquons à bord de ce long bateau en bois jusqu’à la ville de Nyang Shwe.

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