Trek en Nouvelle-Zélande: La Kepler Track

5 juin 2017

Avant même d’arriver en Nouvelle-Zélande, une chose était sûre: nous voulions marcher. Ça tombe bien, le pays comprend quelques Great Walks de 3-4 jours. Il ne reste plus qu’à choisir.

En arrivant à Te Anau, nous allons directement au centre d’informations afin de bien préparer notre trek. Première déception, la Milford Track est fermée en hiver. Reste alors à choisir entre la Kepler et la Routeburn.

Une version raccourcie de la Kepler Track

La Kepler connaît un passage difficile car exposé aux vents et à la neige avec un risque d’avalanche. Pour des personnes non-expérimentées comme nous, la dame du centre nous déconseille vivement de faire la boucle. En revanche, elle nous propose de faire l’ascension jusqu’à la Luxmore Hut, à 1085 mètres, d’y dormir, et de redescendre le lendemain. N’ayant aucune expérience en montagne, j’avoue qu’elle m’a un peu refroidie et que son programme d’aller-retour me convient. Thibault, quant à lui, semble un peu déçu mais reste enthousiaste à l’idée de grimper. Quant à la Routeburn, il faudra attendre pour réserver afin de voir si les conditions seront toujours adéquates.

L’art de faire son sac

La préparation d’un sac est toujours une expédition en soi pour moi, contrairement à Thib qui ne se pose pas trop de questions. Et là, on sent tout de suite mon degré de connaissance en matière de treks. Lorsque je lui dis que je pense prendre mon Day Pack, il me sourit gentiment en me disant “Et ton sac de couchage, tu vas le mettre où?” Oups 🙂

La forêt comme principal décor

La randonnée commence en douceur au coeur d’une végétation luxuriante, au vert presque saturé. Le chemin en forêt est tout tracé, aucun risque de se perdre. Il fait calme et c’est agréable d’être loin des touristes. Au bout de 4 heures, nous sortons enfin des bois pour arriver sur un plateau où nous avons une vue panoramique sur les montagnes. Malheureusement, cela sonne déjà la fin de la randonnée car la hutte dans laquelle nous dormons n’est plus qu’à quelques minutes.

La nuit en hutte

Arrivés dans la hutte, nous faisons rapidemment le tour du propriétaire, choisissons nos lits (dans le dortoir le plus froid, evidemment) et resdescendons préparer notre popote du soir. Heureusement, un poêle à bois permet de réchauffer et détendre nos membres raidis par la marche. Entretemps, d’autres marcheurs sont arrivés et chacun vaque à ses occupations. Plus la nuit tombe, plus le froid se fait ressentir et nous devons nous rendre à l’évidence: nous allons geler là-haut dans nos sacs de couchage d’été (ce sont les sacs fournis avec le van…Ils auraient pu mettre des sacs d’hiver quand même)! Du coup, vu le peu de monde, on s’est autorisé à camper au coin du feu dans la salle commune. Vous aussi, vous voyez la bonne nuit se profiler? Et bien non! Il y avait un vent à décorner les boeufs. Outre le souffle sourd du vent, le feu avait bien du mal à reprendre. C’est donc un peu vaseux que nous reprendrons le chemin inverse le lendemain.

Un petit goût de trop peu

Finalement, nous aurions pu continuer la randonnée vu l’absence de neige, surtout que le paysage commençait vraiment à devenir beau. Mais, qui sait, la Routeburn nous réserve peut-être des surprises.

2 Commentaires

  1. Commentaire par Marianne Gilleman

    Marianne Gilleman Répodnre 5 juin 2017 at 12 h 02 min

    Superbe récit comme d’hab! J’imagine la préparation du sac d’Audrey et la nuit réparatrice!!!!

  2. ping de retour Les fjords en Nouvelle-Zélande: circuit au coeur de Milford Sound - Feed My Passport

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