Après l’usine et les vignobles, voici la nursery!

1 mai 2017

L’automne a pointé le bout de son nez et amène avec lui ses températures fraîches et son temps pluvieux. Un climat finalement familier tant il ressemble à celui de la Belgique. Le mois d’avril sonne aussi pour nous le début d’une nouvelle expérience de travail. Après les vineyards, place à la nursery.

Van tu as voulu, van tu assumeras…ou pas

Pour la première fois depuis notre arrivée en Australie, les degrés affichés ne dépassent plus ceux de notre terre natale. La nuit, notre van se transforme presque en chambre froide (la métaphore est expressément exagérée) et nous contraint de revêtir une couche supplémentaire. Parfois, le temps capricieux nous rend prisonniers et nous force à attendre une accalmie pour enfin pouvoir sortir du van sans mouiller l’intérieur. Lorsque nous avons atterris dans la Yarra Valley, c’était sans se douter que nous y resterions pour l’hiver. On voulait des températures plus fraîches, nous voilà servis! Cependant, depuis quelques jours, nous avons migré dans l’une des chambres disponibles pour un peu plus de confort car la pluie devenait trop présente. Et s’habiller/se déshabiller dans le van pour aller et rentrer du travail n’était franchement pas facile.

Et concrètement, la nursery, ça donne quoi?

Cela fait maintenant quasiment deux mois que nous sommes dans la région, et nous avons troqué les vignobles contre les plantes. Plus précisément, nous avons passé la première semaine à travailler dans une nursery où nous avons soigné l’aspect des plantes avant qu’elles se retrouvent en magasin. Nous avons donc renoué avec le weeding, pratique que notre chère Libbye nous avait enseignée dans sa ferme d’ail. Vous vous souvenez? Puis, sécateur à la main, nous rafraichissions plantes et rosiers et finalisions le tout en leur attribuant une étiquette et un code-barres.

Nursery

L’entrepôt de Monbulk où nous avons passé la première semaine

Ensuite, nous avons été envoyés dans la seconde nursery, plus grande et plus éloignée que la première où toute l’activité tourne autour des roses. Une équipe se chargeait d’aller déplanter les rosiers et les amenait ensuite dans l’entrepôt, où nous les attendions. Et toute la journée, nous faisions du pruning (rien avoir avec les prunes!), c’est-à-dire que nous raccourcissions les branches de chaque rosier, en prenant soin d’enlever chaque feuille. “Make the strawberry jam out of this shit”, voilà ce que nous devions faire, comme aimait à le répéter Ian, notre boss. Dans ce shed, les conditions étaient un peu plus pénibles car nous étions couverts de boue, de la tête au pied, et il faisait assez froid.

Shed

L’entrepôt de Gembrook, où nous avons travaillé le reste du temps….dans le froid et la boue 😉

Pas très palpitant, hein, ce job! Mais c’était finalement le plus facile de tous. Ici, pas question de porter des buckets à longueur de journée comme lorsque nous faisions les vendanges. Pas question non plus de finir à toute heure. Non, ici, on commence à 7.30 et on termine à 16.00 tapante, pas une minute de plus. On a même deux smokos (pauses café-clope) de 10 minutes à 9.30 et 14.30 et une pause lunch à 12.00. En somme, un job à l’australienne, avec des locaux (pas toujours faciles à comprendre), et une petite bière le vendredi après le boulot.

Les plans changent comme toujours…

Au départ, nous pensions travailler 6 jours/7 pendant 5 semaines, puis prester une semaine de travail normale jusque fin juillet. Mais, comme c’est le cas depuis que nous sommes en Australie, les plans ont de nouveau changé! Après avoir travaillé 4-5 mois, nous avions l’impression de ne pas profiter de notre voyage. Nous avons finalement décidé d’arrêter de travailler, et tant pis pour l’argent.

Mercredi, nous prendrons la route vers Adélaide, qui devrait être notre dernière halte en Australie. Nous allons retrouver Emy et Thomas avant de vendre le van et de s’envoler pour la Nouvelle- Zélande. Voilà donc pour le plan à court terme 🙂

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