Muang Ngoi, bienvenue au Laos

Récit de notre voyage en Asie du Sud-Est | Tour du monde

La première « ville » après avoir passé la frontière est Muang Khua. Elle ne présente pas beaucoup d’intérêt si ce n’est qu’elle est le point de départ d’une petite croisière sur la Nam Ou qui va nous conduire à Muang Ngoi. On ne connait pas grand chose de notre destination. On espère juste pouvoir s’y reposer un peu après nos longues journées de randonnées à Sapa.

Ballade sur la Nam Ou

Le matin, nous descendons vers l’embarcadère quand nous nous faisons accoster par d’autres touristes. « Il faut attendre d’être en nombre pour remplir un bateau. Sinon, nous payons pour toutes les places vides ». Le gérant de l’embarcadère est en position de force et n’est donc pas enclin à céder le moindre KIP. Premier constat: les transports sont plus chers au Laos qu’au Vietnam.

Finalement, personne ne vient et nous payons le prix fort: 150.000 KIP /pp (15€). Mais la ballade en bateau révèle de magnifiques paysages et on oublie vite le coût. Le temps de quelques heures, nous passons entre karsts et petits villages perdus. Très vite, je me dis qu’on entend toujours parler des karsts d’Halong bay au Vietnam, mais que le Laos n’a rien à envier à son voisin. Ça promet pour la suite !

Muang Ngoi

En direction du Muang Ngoi, on profite des paysages

Le Suédois de Muang Ngoi

Arrivés à Muang Ngoi, je suis enthousiaste malgré la pluie. On repère au loin des bungalows vides, avec petite terrasse couverte, hamacs, vue sur la Nam ou. On va être bien pour chiller. Très vite, on se fait aborder par un gars, aka « le Suédois ». Pensant au départ qu’il s’agit d’un autre touriste, je comprends par la suite qu’il s’est installé ici et propose de quoi se loger et se nourrir. Je me sens mal à l’aise. On vient au Laos, et nous allons dormir chez un Européen. Je préfèrerais donner mon argent à des gens d’ici, qui en ont peut-être plus besoin.

Muang Ngoi

Mais le Suédois a des arguments de choc, une chambre au top, un prix dérisoire (5€ la nuit), du wifi. Oui, on pourrait se passer du wifi. Mais pour travailler un petit peu sur le blog, c’est un atout pour nous. On accepte la chambre du Suédois. On se dit qu’on mangera chez les Laotiens pour se déculpabiliser.

Le Laotien aime prendre le temps

Là vient notre deuxième constat au Laos: les habitants cultivent la paresse et n’ont pas la notion du temps. En cette période de l’année, l’offre d’établissements est bien supérieure à la demande à Muang Ngoi. Nous avons l’embarras du choix! Nous souhaitons manger laotien… Mais nous avons parfois la sensation de déranger leur tranquillité. Sans faire une généralité, nous allons donc régulièrement chez le Suédois qui est toujours très serviable. Sa femme laotienne également. Bien qu’un jour, elle n’ait pas voulu préparer un plat car cela demandait trop de temps. 🙂

Au fil du temps, on s’habitue. Dans les boutiques, il faut parfois user de patience. Les Laotiens nous reçoivent le téléphone en main, jouant à leur jeu, et ne vont pas le lâcher du regard tout au long de notre présence. On doit parfois répéter ce que l’on dit n’ayant pas eu de réponse au premier essai. Aussi, il faut bien faire attention quand ils nous rendent la monnaie… Concernant les trajets en bus, les durées ne sont jamais respectées. L’heure est ici extensible au besoin. Heureusement, leur gentillesse pardonne beaucoup. On se contente désormais de sourire.

Que faire à Muang Ngoi?

À Muang Ngoy, on peut y rester quelques jours pour flâner, se promener, louer un kayak, visiter des grottes. On part avec quelques Français faire la boucle des villages aux alentours. On nous référence 3 villages : Huay Bo, Huay Xen et Ban Na qui se trouvent un peu plus dans les terres.

Au départ du village, il n’y a qu’un seul sentier se dirigeant vers les villages et nous devons nous acquitter d’un droit d’entrée de 10.000 KIPS (1€) par personne. Ensuite, le chemin est plus ou moins balisé. Enfin, cela ne nous a pas empêché de nous perdre entre deux villages et c’était très bien comme ça! Entre traversées des villages, des rizières et de la rivière, nous profitons pleinement et de manière décontractée des paysages magnifiques de cette ballade. Elle vaut vraiment la peine de se mouiller. Attention à la glissade…

 

La randonnée nous prend une bonne partie de la journée. De retour à Muang Ngoi, nous nous remercions de cet effort autour d’une bonne Beerlao. Ne vous y prenez pas trop tard, à 22h, tout le monde est couché.

 

NOS CONSEILS

    • En période de mousson, il n’est vraiment pas nécessaire de réserver. Au débarquement, les gens viennent vous chercher et vous pouvez négocier des chambres entre 3 à 5€. En période sèche, par contre, les gens disent que Muang Ngoi est victime de sa réputation. Les touristes affluent.
    • Il n’y a pas d’ATM à Muang Ngoi. Prenez du cash en suffisance à Muang Kua avant de prendre le bateau. Mieux encore, si vous avez la carte visa, le Suédois (encore lui) accepte des paiements allant jusque 10 millions de Kips (un peu plus de 1000 €) et vous donne l’argent en cash moyennant un frais de 3%. Faites vos calculs. Faites attention au taux de change qu’il propose également. Mais quand on sait que le montant maximum par retrait est de 2 millions de Kips, associé à chaque fois à un frais fixe de la banque du Laos + frais (fixe ou variable ou les deux) de votre banque + le taux de change désavantageux (et il l’est systématiquement), nous avons trouvé l’astuce avantageuse.
    • Ne pas oublier de se tartiner d’anti-moustiques !
 

3 Commentaires

  1. Commentaire par Marianne Gilleman

    Marianne Gilleman Répodnre 28 juillet 2017 at 8 h 50 min

    Quel beau récit!

  2. ping de retour Premiers pas à Luang Prabang au Laos - Feed My Passport

  3. Commentaire par Chantal

    Chantal Répodnre 3 septembre 2019 at 17 h 38 min

    Bonjour, je pars en oct.2019. Pourriez vous me donner les coordonnées de ce suédois ? Merci.

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