Lettre à Belgique

30 mars 2017

Oh Belgique, oh mère chérie…

Tu es à 10 heures de moi mais comme Michel, je pense parfois à toi tout bas. Tu vis toujours sous les nuages et je n’entends pas beaucoup parler de toi. Parfois, je t’aperçois sur Facebook à travers les gens qui sont près de toi. Tu n’es certainement pas la plus belle, mais tu restes accueillante et beaucoup de gens continuent de faire la file sur le ring pour venir te courtiser. D’où je suis, peu de gens te connaissent car tu restes humble. Même ta voisine septentrionale a parfois du mal à te situer cerner, à te comprendre. Ici, on ne te calcule pas, on laisse ta politique complexité pour quelqu’un autre. Ils ne saisissent pas que tout cela fait également ton charme, plein d’hésitations et de compromis. Mais moi, je te comprends, un peu.

Bien sûr, tu as de nombreuses personnes auprès de toi, ce qui te rend encore plus attrayante à mes yeux, mais pas que. Quand je suis fatigué, tu me donnes des nuits confortables et fraiches. Une fois reposé, tu exaltes mes sens avec ta diversité de mousses. Alors que la faim me guette, tu me fais don de ta meilleure pomme de terre. Même si parfois ton équipe a le don de m’énerver, on peut dire que tu sais me contenter.

Ici, je te rassure, je me porte bien. Je suis venu chercher ce qu’il me manquait avec toi : le temps. Non, je ne parle pas seulement de la chaleur. Pour tout te dire, tes saisons me manquent un peu de temps en temps. Mais vois-tu, tu vis à 100 à l’heure, en permanence et il est difficile de te suivre parfois. Alors maintenant, je me repose, je découvre d’autres manières de vivre et je prends du recul.

Ne sois pas triste, cela ne veut pas dire que je ne reviendrai pas vers toi. Mais peut-être que notre relation ne sera plus la même. En tout cas je l’espère. Seul l’avenir nous le dira. En attendant, porte toi bien.

Amicalement,

Thibault

9 Commentaires

  1. Commentaire par Jérém

    Jérém Répodnre 30 mars 2017 at 8 h 53 min

    Trop bien écrit 🙂 bravo l’auteur 🙂

    • Commentaire par Thibault

      Thibault 30 mars 2017 at 12 h 24 min

      Merci 😉

  2. Commentaire par Anne-Michèle

    Anne-Michèle Répodnre 30 mars 2017 at 10 h 33 min

    Très beau texte! bientôt le départ vers d’autres contrées?

    • Commentaire par Thibault

      Thibault 30 mars 2017 at 12 h 24 min

      Merci :-)… Nouvelle-Zélande prévu pour juillet et ensuite on va en Asie ! Pas de plan exact cependant 😉

  3. Commentaire par Jonathan

    Jonathan Répodnre 1 avril 2017 at 12 h 32 min

    Qué poète mi pti frangin…magnifique!!! Grosses bètches de notre mère chérie…aujourd’hui il pleut:-( Je te rejoins entièrement lorsque tu évoques « la vie à 100 à l’heure » et le mot est faible…moi aussi je suis fatigué de ce stress permanent…besoin de vacances…ça tombe bien, on part skier demain:-) Et aussi prendre un bon bol d’air et du bon « temps », dans tous les sens du terme;-) Bizzzzzzzzzzzzzzzz

    • Commentaire par Thibault

      Thibault 2 avril 2017 at 13 h 34 min

      Poète ? Rien que ça?! 🙂 Profitez bien! On devrait voir la neige en NZ dans quelques mois !

  4. Commentaire par Mike

    Mike Répodnre 2 avril 2017 at 10 h 49 min

    Je ne savais pas que tu connaissais Polnareff… Ah si, j’oubliais que tu avais été DJ dans une autre vie… ? Tu as raison pour ce qui est de la vitesse… Mais je me demande si on ne reste quand même pas maître de son temps, même en Belgique… Cela demande sûrement une certaine discipline, mais je crois que chacun a le pouvoir de décision… Décider de se libérer de tout ce qui prend du temps mais qui est futile… (la télé et les réseaux sociaux en sont des exemples…) Décider de se poser même pour un week-end chez soi ou ailleurs… ou pourquoi pas chaque week-end… Décider de prendre un boulot à temps partiel (je connais des managers qui bossent à 4/5…) ou un boulot qui laisse beaucoup de temps libre (ministère, enseignement,…). J’en connais qui ont plus « le temps » que moi parce qu’ils l’ont décidé… On peut aussi aimer un boulot exigeant et prenant parce qu’il conduit à un épanouissement intellectuel… Il faut voir ce qu’on recherche… Ceci dit, pour ce qui est de ralentir, on se laisse vite rattraper par son environnement, raison pour laquelle je parlais de discipline… Vaste débat ! On pourrait en parler des heures autour d’une bouteille de pur malt…? Le paradoxe de notre époque est que nous n’avons jamais disposé d’autant de temps (des robots et des machines font tout à notre place : vaisselle, lessive, … nos déplacements prennent moins de temps…) et pourtant nous avons cruellement l’impression d’en manquer… Le problème est que nous sommes trop « connectés »… Et ça aussi, c’est l’évolution technologique qui l’a amené… À mon avis, plus on se déconnecte et plus on dispose de temps…

    • Commentaire par Thibault

      Thibault 2 avril 2017 at 13 h 29 min

      Je suis certain que nous restons maîtres de notre temps. Le voyage que nous faisons en est un exemple et c’est parce que nous vivions en Belgique que nous avions la possibilité de le faire. Après, pour ce qui est de la vitesse à prendre, tout dépend des objectifs que nous nous fixons. Il est difficile de ralentir si cela va à l’encontre de nos objectifs (ou de ceux de la pensée commune). Tout comme il est aisé de tenir la cadence si on y trouve un sens. Comme tu dis, le débat est vaste et je serai content de le partager avec un pur malt (il est hors de prix ici, la dernière fois que j’en ai bu c’était avec toi!) ;-). Je te rejoins également sur le problème de la « sur-information » et la « sur-accessibilité ». Je suis content que l’article sucite le débat 😉

  5. Commentaire par Mike

    Mike Répodnre 3 avril 2017 at 19 h 07 min

    ? Ça suscite le débat parce que c’est existentiel…

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